dimanche 7 janvier 1996

Madras, quatre-vingt-dixième jour,


            Il semble que ma faculté d’adaptation ait encore une fois été démontrée. La seule vision des « second class sleepers » était auparavant insoutenable quand maintenant je m’estime heureux d’être admis dans le train même sans place assise !
            J’ai obtenu une chambre dans l’hôtel le plus populaire qui est comme une ville en soi-même peuplée d’apatrides et qui a ses propres règles d’hygiène et de service qui sont ma foi agréables. J’ai une table et des chaises, et, luxe extrême, un miroir. Je n’ai pas vu ma figure depuis des semaines. Je me trouve un différent, le bronzage vieillit toujours un peu, j’ai peut-être aussi un peu maigri. Je me trouve des airs de mannequin à la retraite qui ne me déplaisent pas.

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