Petite visite éclair au Taj Mahal. La première impression était celle d’un Sacré-Cœur amélioré, puis ensuite, vu de l’autre côté du fleuve sablonneux, une version indienne d’un château en bord de Loire. Le petit jardin et la serre dans petit « cloître » étaient un ravissement. Peut-être parce que déserts, peut-être par la régularité des structures laissées à l’abandon. Une sorte de minimalisme. Peu de couleurs et un motif se répétant sans fin, les arcades de brique rouge par exemple et les accompagnant, les colonnes, massives et pourtant banales car toutes pareilles. Plus de présence donc dans les irrégularités. La seule asymétrie dans cet ensemble constitué par le joyau indien, la tombe du mari, n’est-elle pas l’affirmation de sa supériorité par rapport à sa femme « tant aimée », dont la tombe est tellement inscrite dans cette volonté de symétrie qu’on la remarque moins ?
Ai décidé aujourd’hui de voir l’éclipse sur les eaux du Gange. J’attends beaucoup de cet événement et ne sais pas si ces deux jeunes françaises rencontrées à l’hôtel seraient en fait les bienvenues.
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