mardi 17 octobre 1995

Jaipur, septième jour,

Enfin l’endroit où je désirais arriver le premier jour : « le Palais du Vent ». Profitant du prétexte d’écrire, je me suis assis en face de ce « Kolosse » nordique. La sexualité me dérange un peu ces dernières heures ; après ce rêve érotique avec le fils de la famille royale du Népal et ma mère me disant de faire attention aux choses dont je n’étais pas maître. La relative quiétude dont je jouis ici n’a pas forcément simplifié la nature de mes excitations, bien au contraire semble-t-il !
Le Palais du Vent est désert, j’attends une intervention de mon vis-à-vis, deux mètres au plus, qui continue imperturbablement à écrire des cartes postales. D’où peut-il bien venir ? Les Birkenstock tendraient à signifier l’Allemagne, mais la Suède ou les Etats-Unis me viendraient plutôt à l’esprit. C’est bientôt le moment, pause…
Le nordique était australien, discuté ensemble – la même façon que Frédéric à Delhi de hacher les phrases, leur donnant à chacune plus d’importance que réelle -. Chef à Sydney !
« éé, iou véri strong ! » « ande ior frende, ze bodi-bilder… »J’aurais bien partagé ma quiétude à l’hôtel pour une tasse de thé avec lui.
Revenir seul à l’hôtel, mais grande conversation avec Naheem, mon logeur. Et combien coûte ça et ça ? C’est drôle, on part en Inde pour trouver des choses vraies et authentiques et la seule question qu’on peut vous poser là est le prix que peut bien valoir une télévision « Goldstar » dans votre pays !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire