Le retour avec les crêts de l’Himalaya orangés par le soleil couchant, puis longer la rivière bordée de temples et d’habitations très simples. La nuit, la presque cécité, le « walkman » avec la musique ambiante à fond, la surdité.
Coupé du monde environnant, seulement guidé dans la nuit par les odeurs et les ombres, ai laissé libre court à mon voyeurisme impérialiste ; les enfants nus sur la natte de coco près d’un feu à même le sol d’une cahute, les hommes portant leurs paquets à l’aide d’une corde tendue du front et partant dans le dos sous la charge.
Le regard de la jeunesse népalaise (vêtue de jeans « pattes d’éléphant », de blousons de cuir « biker » et de T-shirts « Guns n’ Roses »), sur mes tenues minimales mais un peu « rock » (la chaîne apparente du portefeuille !).
La vision d’une longue allée, bordée d’un côté d’un muret et de l’autres d’arbres, où passaient beaucoup de natifs et l’immédiat souvenir d’une allée semblable à Marrakech près des jardins Majorelle. Mon imagination m’y figurant avec Micky. Ne pense pas être atteint de schizophrénie mais c’est une sensation qui n’est pas nouvelle : un « flash » montrant soi-même dans une situation connue mais non encore vécue.Nayeem, à Jaipur disait : « solow, solow ». Doucement, doucement, comme s’il avait percé mes terreurs d’alors. Non, pas trop vite s’il vous plaît !
Je suis fatigué, la marche de la journée, la douleur au tibia broché, l’ampoule au talon mériteront un jour calme demain

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