dimanche 19 novembre 1995

Katmandou, quarantième jour,


J’ai mis ma chemise ocre pour ne pas être tout en noir pour mon premier jour d’initiation à la méditation. Un des participants ayant séjourné à l’hôtel Sugat auparavant, l’a remarqué. Grand jour pour moi, un peu trop attendu peut-être, la nuit précédente fût très agitée. Malgré mes craintes, aucun petit somme n’est venu interférer ma concentration. J’inspire, un, j’expire, deux, j’inspire à nouveau, trois, et ainsi de suite… Le principe est simple, y rester fixé plus ardu. L’on peut s’aider du visuel (la forme de la respiration, son trajet), de l’auditif, mais aussi du tactile (inspiration fraîche et sèche, expiration chaude et humide) et la sensation sur chaque partie du corps. Quand on marche on lève le bras droit en même temps que la jambe gauche – j’ai appris ça de mes troubles co-ordinatoires consécutifs à mon accident -, de même pour la respiration, le corps agit automatiquement sans aucun contrôle de l’esprit. C’est néanmoins possible il semblerait, mais un peu astreignant.

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