Il semblerait que Karen Swenson, ma poétesse américaine, en soit à ce stade. Quand nous avons épuisé les sujets de conversation, nous parlons restaurants, et nous avons encore cent mille choses à nous dire. Je me suis donc laissé emmené ce soir au « Fuji », grand restaurant japonais à Katmandou. Repas excellent dans un cadre extraordinaire. La bâtisse est une sorte de villa européenne avec jardin et bassin au milieu duquel se trouve un petit kiosque à musique (il faudra que j’y retourne pour essayer de prendre le thé l’après-midi, ce doit être très agréable). Pour l’occasion Karen a lavé ses cheveux et j’ai compris pourquoi elle en parlait comme de l’activité de la journée ! La masse de sa chevelure rousse et crépue, libérée de son éternelle natte descendant jusqu’au fessier, était comparable à celle de la moitié de son corps. Je me la figurais assez bien en nymphe scandinave dansant nue dans une forêt.
vendredi 17 novembre 1995
Katmandou, trente-huitième jour,
Les besoins oraux sont primaires mais nous dominent néanmoins. Et bien souvent au lieu d’évoluer vers d’autres besoins nous évoluons simplement dans le même. Ainsi nous commençons à manger pour satisfaire notre ventre puis notre palais. Lorsque nous en sommes maîtres, nous changeons de nourriture et nous goûtons au sexe. Quand de cela nous sommes lassés, nous revenons aux premiers plaisirs mais pour cette fois contenter l’esprit.
Il semblerait que Karen Swenson, ma poétesse américaine, en soit à ce stade. Quand nous avons épuisé les sujets de conversation, nous parlons restaurants, et nous avons encore cent mille choses à nous dire. Je me suis donc laissé emmené ce soir au « Fuji », grand restaurant japonais à Katmandou. Repas excellent dans un cadre extraordinaire. La bâtisse est une sorte de villa européenne avec jardin et bassin au milieu duquel se trouve un petit kiosque à musique (il faudra que j’y retourne pour essayer de prendre le thé l’après-midi, ce doit être très agréable). Pour l’occasion Karen a lavé ses cheveux et j’ai compris pourquoi elle en parlait comme de l’activité de la journée ! La masse de sa chevelure rousse et crépue, libérée de son éternelle natte descendant jusqu’au fessier, était comparable à celle de la moitié de son corps. Je me la figurais assez bien en nymphe scandinave dansant nue dans une forêt.
Il semblerait que Karen Swenson, ma poétesse américaine, en soit à ce stade. Quand nous avons épuisé les sujets de conversation, nous parlons restaurants, et nous avons encore cent mille choses à nous dire. Je me suis donc laissé emmené ce soir au « Fuji », grand restaurant japonais à Katmandou. Repas excellent dans un cadre extraordinaire. La bâtisse est une sorte de villa européenne avec jardin et bassin au milieu duquel se trouve un petit kiosque à musique (il faudra que j’y retourne pour essayer de prendre le thé l’après-midi, ce doit être très agréable). Pour l’occasion Karen a lavé ses cheveux et j’ai compris pourquoi elle en parlait comme de l’activité de la journée ! La masse de sa chevelure rousse et crépue, libérée de son éternelle natte descendant jusqu’au fessier, était comparable à celle de la moitié de son corps. Je me la figurais assez bien en nymphe scandinave dansant nue dans une forêt.
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