mercredi 15 novembre 1995

Katmandou, trente-sixième jour,

Chambre 102, rendre les cassettes de Patricia Kaas et de Francis Cabrel que j’avais partiellement copiées dans l’après-midi à deux Françaises « cool ». Chambre 103, annoncer à ma voisine américaine poétesse que je ne dînerai pas avec elle, mais la verra volontiers le lendemain. Pénétrer dans l’intimité des inconnus et apprendre sur eux par leur cadre de vie, a toujours éveillé ma curiosité. « Mais non, ce n’est pas si en désordre! ».
Comment deux femmes, s’étant rencontré seulement deux jours plus tôt dans l’avion, pouvaient-elles partager une telle promiscuité anarchique. «Oh, c’est pareil pour moi, en vacances ces détails n’ont pas d’importance!», et même si c’était le cas, les objets auraient quand même une place théorique, une sorte de désordre organisé – puisque possibilité de mettre en ordre, nécessité de l’effectuer beaucoup moindre - .

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