mercredi 20 décembre 1995

Calcutta, soixante et onzième jour,

Calcutta est indiscutablement une ville du début du dix-neuvième. Ayant cessé d’être la capitale au profit de Delhi en 1911, l’architecture postérieure à cette date est beaucoup moins spectaculaire. Pour les bâtiments de l’âge d’or de Calcutta il y a deux alternatives, la ruine ou la restauration à moyens limités. Les quartiers restaurés ont quelque chose de New-York dans ces grands « buildings » néo-classiques imposants abritant des banques et des compagnies d’assurances.
On peut aussi y trouver de la ville méditerranéenne dans les bâtiments peints en ocre et brique avec des volets verts.
Se trouvent aussi dans le quartier de mon hôtel – à l’endroit que le Victoria Memorial m’avait montré le matin-même au XIXème comme l’équivalent des Champs-Elysées à la même époque – des masures fastueuses. Une d’entres elles, envahie par une jungle de mauvaises herbes annonçait le « Calcutta Ladies Golf Club » sur une plaque branlante de marbre noir fissuré, comme une plaque funéraire.
Calcutta c’est aussi des bus londoniens « Double Decker » encore en service, mais dont le moteur a dû exploser un jour, alors ils sont tractés par des avants de semi-remorque ce qui les fait pencher en arrière !

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