dimanche 24 décembre 1995

Puri, soixante-quinzième jour,



La plage sous les tropiques de l’été avec l’atmosphère hivernale de Noël. Marcher le long de la page déserte en dansant et criant au rythme de la musique électronique du « walkman » au maximum. Sensations semblables à celle du E-werk mais en solitaire et sans drogue. Un de ces morceaux de musique synthétique finissait par un long bruit de vagues. Le bruit réel des vagues ayant toujours été présent dans mon paysage auditif « derrière » mon casque, il semblait l’avoir tout d’un coup envahi et traversé, le naturel et le surnaturel se trouvaient confondus. Par un processus similaire, la fixation de l’image des vagues me donna la fugitive impression qu’elles allaient traverser la barrière entre la nature et mon conscient, composée par le verre de mes lunettes de soleil.
Il y a une église chrétienne dans le village des pêcheurs, on y chante et on y frappe dans ses mains pour la messe de Noël, il n’y a pas vraiment de sermon, il semblerait que l’on puisse tout dire en chantant. Des hauts-parleurs transmettaient dans tout le village les chants bon enfants de cette population en pleines festivités.

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