Ma deuxième pleine lune au Népal et peut-être l’explication des difficultés des derniers jours. D’habitude j’ai deux pleines lunes positives pour une négative, la dernière ayant été du même ordre que la présente, les quatre prochaines devraient être merveilleuses. Il fait froid de plus en plus longtemps dans la journée, de moins en moins jour, et la ville offre un nouveau visage. C’est de plus en plus reposant, la multitude de vendeurs de toutes sortes a dû faire le chiffre de la saison et commence à s’amuser sans se soucier des touristes rescapés. Même ma vieille dame – chez qui je me fournis chaque matin en petits gâteaux, qui d’ailleurs, ne sont pas toujours si frais, mais dont je crains les regards si je passais devant elle chercher mon thé, sans m’arrêter – était autre. D’excellente humeur – il lui arrive d’insulter sauvagement les locaux – elle exprimait une volubilité sans bornes, en népalais !...Comme je demandais à un voisin ce qu’elle pouvait vouloir me dire, il me répondis : « She’s stone, she smoked ! ». Ca n’allait pas mieux ! Quoiqu’il en soit, la journée ne commençait pas trop mal.
Ai fait une réussite pour savoir si je devais partir le onze à Calcutta. Le roi de trèfle (argent, voyages ?) a posé des problèmes mais je l’ai réussie. J’achèterai peut-être mon billet demain.
De la technologie.
J’ai vingt-et-un disques différents avec moi, cela peut sembler beaucoup mais c’est très peu après cinquante-sept jours de voyage. La fonction « shuffle » de mon « walkman », à défaut d’en modifier le contenu, en modifie l’ordre ce qui leur apporte une satisfaisante nouveauté. Les morceaux moins aimés, arrivant par surprise, paraissent moins longs que s’ils avaient déjà été attendus par ma mémoire lassée.
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