mercredi 13 décembre 1995

Katmandou, soixante-quatrième jour,

Dès la tombée de la nuit, à cinq heures et demie, s’allument sur le sol des rues à Katmandou de multiples braséros. Le fond en est composé de charbon de bois et la forme par les multiples emballages traînant dans les rues et qui procurent de brèves grosses flammes. Toute une vie miséreuse s’y regroupe, s’y réchauffe les mains, parle, rit parfois. C’est la différence la plus marquante semblerait-il entre le Népal et l’Inde. Ici les gens paraissent capables de bonheur même si c’est dans la misère, il y a des enfants qui jouent même si c’est avec des amas d’élastiques. Peut-être n’ai-je pas eu encore l’occasion de le voir en Inde ! Tout ce que j’ai vu était en rapport avec l’argent, je vends,…, j’achète, …, je mendie,…

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