Des animaux.
Si les népalais voyaient le rapport, souvent un peu trop anthropomorphique, que nous adoptons avec nos « petites bêtes » (viens mon petit minou chéri manger ton dîner !), il est à peu près sûr qu’ils en seraient très amusés. Les trop nombreux chiens errants marchent tous la queue basse et s’il leur arrive d’aboyer ce ne sera jamais contre un être humain de qui ils craindraient recevoir des pierres. La race canine soignant perpétuellement ses puces et ses pelades fait pitié à voir. Le spectacle cruel ce matin de ce bébé singe terrorisé par un chien et qui venait chercher refuge sur les jambes de quelque enfant qui le rejetait à chaque fois devant son poursuivant. Sont-ce cela les vraies valeurs, le refus de l’aide possible pour favoriser la sélection naturelle ? Seules les vaches semblent échapper à cette loi du mépris de la gent animale, même si elles sont souvent d’ennuyeux parasites, elles restent un minimum respectées et moins battues que les autres.
Si l’esprit organise d’une façon carrée, le corps a tendance à évoluer dans les rondeurs. La masse du public de ce spectacle de karaté sur la place, après s’être contentée de l’espace carré délimité autour du tatami, forma bientôt un cercle absorbant la tribune des officiels et celle des arbitres auparavant distinctes.
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