Le village était en fait une ville. Marcher jusqu’au temple qui fait la célébrité de Puri fût une rude épreuve, qui, je le comprends, répugne à la majorité. Cela mis à part, j’ai vu la vraie ville, le « indian side », de ce côté que des Indiens, et beaucoup de pèlerins. Le temple était bien sûr « Non Hindous not allowed » et la terrasse de la librairie offrant une vue panoramique sur l’intérieur, fermée. Il restait le plaisir d’avoir vu des Indiens en vacances, achetant des colliers formés de multiples coquillages, des tissus appliqués typiques de l’Orissa (la région de Puri) ou encore achetant des petits paniers de sucreries comme offrandes aux Dieux.
La plage n’est pas très abrupte et le ressac s’étend sur plus d’une dizaine de mètres. Le sable devient alors une étendue huileuse où glisse parfois l’hémisphère d’une bulle de vague au gré du vent que colorent les tons de feu du soleil couchant. Cette lumière particulière – parce que le miroir offert par le sable est beaucoup plus lisse que celui de la mer, continuellement en mouvement – apporterait presque de la poésie à la vision de ces locaux déféquant à chaque marée haute tout au long du village de pêche.
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