mardi 12 décembre 1995
Katmandou, soixante-troisième jour,
Je vais essayer d’attendre mon départ de Katmandou pour commencer à retrouver le « Temps perdu » et je m’occupe d’une façon littéraire en m’exerçant au script des courts-métrages du CLAC. Si je suis très content du texte « Mon Berlin », il est cependant très peu vivant. C’est aussi bien, j’aimerais le court-métrage comme une promenade poétique.
Mes finances se portant à merveille, Michel est enfin en possession de ma carte de crédit qu’il m’enverra dès que je lui demanderai, Dany me dépanne sur mon compte berlinois et j’ai découvert avoir cent dollars de plus que je ne croyais.
« Puri est une ville décadente, avec ses vieilles maisons victoriennes délabrées… », précise le guide. Ce sont des indications suffisantes pour motiver une petite visite à cette station balnéaire sous les tropiques. S’il pouvait y avoir un endroit à l’atmosphère semblable à celle de mon hôtel à Jaipur, je crois être capable d’y rester un peu. Noël et le Nouvel An au bord de la plage, ce serait assez tentant.
J’essaye de profiter des moments de liberté les plus grands de ma vie peut-être, même s’ils s’accompagnent de solitude ou parce qu’ils s’en accompagnent, le sentiment est immense et véritable. De retour, je saurai mieux apprécier les chaînes. Je me félicite de mes quatre petits murs parisiens qui non seulement m’arriment quelque part dans ce qui pourrait être une errance sans but, mais en plus, me donnent un peu plus de crédibilité par rapport à mes amis
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire